Réalisée par la FUB - Fédération française des Usagères et Usagers de la Bicyclette, cette exposition, intitulée les nouveaux imaginaires à vélo, réunit un collectif d'artistes pour explorer et dessiner de nouveaux imaginaires autour du vélo. L'objectif ? Sortir des clichés, inspirer, s’interroger et susciter l'envie de rouler ! Cette exposition, proposée par Rayons d'Action, est visible à la Mce du lundi 8 au jeudi 25 septembre matin. Son inauguration aura lieu le 18 septembre à partir de 18h30 lors d'une soirée portes ouvertes proposée par Rayons d'Action dans le cadre de la Semaine de la Mobilité.

Exposition « Les nouveaux imaginaires à vélo »
L’exposition itinérante issue du congrès 2025 de la FUB veut sortir des clichés, inspirer, interroger et susciter l’envie de rouler ! Elle présente une diversité de perspective artistique sur l’usage du vélo, la joie militante des bénévoles et le vivre-ensemble. L’exposition est proposée par la Fédération des Usagères et Usagers de la Bicyclette pour semer de nouveaux visuels dans nos imaginaires collectifs. Plusieurs artistes ont participé à la réalisation des cette exposition de photographies.
20 bâches vinyle avec œillets et pinces (50x70 cm) qui représentent la grande fresque de l'artiste Madame, un extrait de la mosaïque de cyclistes du photographe Gilles Coulon et des photos du défilé vélo lors du congrès 2025 de la FUB. Elle offre une diversité de perspectives artistiques sur l'usage du vélo, la joie militante des bénévoles et le vivre-ensemble.
Gilles Coulon est un photographe dont le travail explore avec une grande sensibilité les réalités humaines et sociales, à travers un regard documenté et profondément poétique. Né en 1966, il est diplômé de l'école nationale Louis-Lumière et fait partie du collectif Tendance Floue.
Son parcours photographique s'est d'abord orienté vers des reportages en Afrique, notamment au Mali, où il a capturé la jeunesse dynamique de Bamako dans Avoir 20 ans à Bamako (1998), l’intimité des rives du fleuve Niger dans Delta (2000) et les enjeux politiques du pays dans Un président en campagne (2002). Ces séries, empreintes d’humanité, témoignent de la complexité des contextes sociaux et politiques tout en offrant un regard intime sur des sujets universels.
À partir des années 2000, son travail évolue vers une approche plus personnelle et poétique, explorant des thèmes comme la lumière nocturne dans White Night ou les échanges communautaires dans Grins. Dans le cadre d’une commande pour l’exposition « Les Vies qu’on mène » réalisée par le Forum Vies Mobiles, Gilles Coulon a récemment exploré le thème des déplacements à vélo à Sète et à Paris. Cette commande, nourrie de sa capacité à capter l’intime et l’universel, donne une nouvelle dimension à son travail, en ouvrant des dialogues sur la mobilité, les frontières et les parcours de vie. La FUB a contacté Gilles Coulon pour exposer ce travail spécifique sur la mobilité à vélo au Cent-Quatre.
A travers les mosaïques composées, notre attention s’arrête sur les regards d’une masse ordonnée, sereine, concentrée. Le cycliste dans sa pratique individuelle est replacé dans le collectif qui nous protège et qui nous visibilise. Qu’importe qu’on pédale à Sète ou rue de Rivoli, le constat est le même : nous sommes de plus en plus nombreux.ses !
Madame est une artiste dont le parcours éclectique reflète une profonde passion pour les arts plastiques. Diplômée en lettres, elle débute sa carrière en tant que comédienne et scénographe. Depuis les années 2010, Madame réalise des collages en déconstruisant l'iconographie ancienne pour la faire résonner avec les préoccupations contemporaines. Son travail a été exposé dans divers lieux, notamment au Musée du Quai Branly et plus récemment au théâtre de la Concorde.
Madame a réalisé une fresque remarquable en réponse à la commande de la FUB pour le congrès 2025, un visuel vibrant et engagé autour des trois axes forts du programme : militer, agir, penser. Ce projet artistique incarne une vision poétique et symbolique de la bicyclette, invitant à la réflexion et à l’action collective.

La phrase titre de la fresque, "Pour que deux roues fassent une révolution, il faut éclairer le peloton", résume l’esprit de ce travail : le vélo comme moteur de changement, mais aussi comme un vecteur de solidarité et de respect de l’environnement. Ce message trouve une résonance dans la forme même de l’œuvre, un collage issu d'une iconographie ancienne, provenant de catalogues du XIXe et du début du XXe siècle, soigneusement chinée lors de brocantes. Dans cette fresque, on découvre un poing militant, symbole d'une lutte pour un monde plus juste et plus durable. Le vélo, en tant qu'objet central, devient un prisme à travers lequel on voit le monde, un monde où l'on redécouvre la beauté de l'environnement et la nécessité de le préserver symbolisé par les coquelicots. L'association avec le peloton fait écho à l'unité, au collectif. Symbolisé par le fil et la pelote, on y évoque la solidarité, le lien essentiel entre les individus pour avancer ensemble.
Cette fresque est disponible sous forme de tirage en format 40 x 60 cm pour 20 € + 6 € frais de transport. Pour obtenir un tirage en édition limitée, papier 300 g, rdv sur la boutique de la Fub ou contactez directement votre association locale.
Des exemplaires sont également disponibles à l'accueil de la Mce;
Suzanne Brun et Rodolphe Le Ruyet
Pour massifier la pratique et changer durablement nos villes et nos campagnes, il est nécessaire d’investir le champ des représentations. À l’occasion du Congrès 2025 de la FUB, un défilé militant participatif (Julie Bossard, Matisse Wessels, Magali Castelan) avec l’aide de bénévoles d’associations locales (MDB, Solicycle et Atelier solidaire de Saint-Ouen) et un shooting photo des « Imaginaires à vélo » (Suzane Brun et Rodolphe Le Ruyet) ont ouvert de nouvelles pistes créatives. Ce travail s’inscrit dans une dynamique plus large : fournir des outils visuels, artistiques et pratiques pour faire rêver autrement et préparer la transformation concrète de l’espace public.
Car le rêve précède l’action : ce que nous savons imaginer, nous pouvons ensuite le construire et l’incarner.
Le potentiel évocateur du vélo est infini. Pour massifier la pratique, il faut moderniser son image, la féminiser, l'ouvrir à toutes les classes sociales, la rendre désirable dans toutes les configurations du quotidien. Nous devons faire du vélo un symbole de liberté moderne, un espace de plaisir, d’émancipation, et de beauté, à travers des récits, des images, des infrastructures inspirantes. Multiplier les figures pour libérer l’imaginaire : pour qu'un nombre croissant de personnes se projettent à vélo, il faut d’abord qu’elles puissent se reconnaître dans celles et ceux qui pédalent. Il est temps de proposer des modèles diversifiés et cultiver le pouvoir infini du rêve vélo. Chaque photo montage de Suzane Brun compose un message politique : la critique des vélos dits « intelligents », l’émancipation par la réparation, la conquête de l’espace (public) par les enfants, l’agilité du cycliste malgré les obstacles, le « prendre soin » entre cycliste et piéton, le cycliste en symbiose avec son environnement, la place assumée du cycliste dans une ville éclairée. Saurez-vous les identifier ? Les photos de Rodolphe Le Ruyet ont été prises durant le filage du défilé au Cent-Quatre.
Portes ouvertes et vernissage de l'exposition les Nouveaux imaginaires à vélo

Dans le cadre de la Semaine de la Mobilité, Rayons d’Action organise une soirée portes ouvertes, à partir de 18h30 à la Mce, le jeudi 18 septembre 2025.
Au programme de ces portes ouvertes
- Vernissage de l’exposition “Les nouveaux imaginaires à vélo”, visible à la Mce à partir du 8 septembre
- Présentation de 3 ouvrages sur le voyage à vélo : Libres à vélo, de Sophie Briand-Collet, La Vélobuissonnière et Le tour du Cotentin en Gravel, de Morgan Daucé
- Apéro convivial !
Evènement ouvert à tous et toutes, mais inscription souhaitée pour faciliter l’organisation 🙂
Voir le site de Rayons d'Action
Voir aussi l'Agenda des associations de la Mce





