Les fraudes bancaires : attention danger !

Les fraudes bancaires : attention danger !

Depuis déjà quelques mois, les associations de défense des consommateurs adhérentes de la Maison de la consommation et de l’environnement s’alarment de l’augmentation massive de différents types de fraudes bancaires ! Un véritable fléau faisant de plus en plus de victimes dépouillées de leurs économies !

Des techniques de fraudes bancaires de plus en plus sophistiquées et diversifiées

Les escrocs savent se montrer toujours plus créatifs quant aux moyens utilisés dans le but de vous arnaquer financièrement et d’usurper votre identité. Echantillon des pratiques :

  • Le phishing par courriel ou SMS : une technique utilisée par le fraudeur qui se fait passer pour un organisme (Chronopost, votre banque,…) ou une institution officielle (impôts, caf, Ameli…) dans le but de collecter vos informations personnelles ou d’installer un virus sur votre appareil, par le biais d’un lien cliquable.
  • Le spoofing : une usurpation d’identité numérique par laquelle l’arnaqueur vous contacte téléphoniquement en se faisant passer pour votre conseiller bancaire dans le but de vous pousser à valider des opérations ou à lui transmettre vos codes et mots de passe confidentiels. Attention, dans la majorité des cas, le fraudeur utilise le vrai numéro de votre banque pour vous piéger !
  • L’arnaque au faux RIB : l’escroc identifie une transaction par mail que vous vous apprêtez à exécuter (artisan, notaire…) afin d’intercepter le message contenant le RIB pour le remplacer par le sien dans le but de se faire transférer l’argent sur son compte.
  • L’escroquerie en ligne ou sur les réseaux sociaux : elle repose sur la création de faux sites de e-commerces ressemblant à des boutiques en ligne authentiques (prêt à porter, chaussures, électroménager…) dans le but de vous escroquer financièrement, de collecter vos mots de passe et vos informations personnelles.
  • L’arnaque aux sentiments : une fraude qui débute souvent sur les sites de rencontre ou les réseaux sociaux. L’escroc gagne votre confiance en vous dévoilant ses sentiments dans le seul but de vous pousser à lui envoyer de l’argent, sous divers prétextes (problèmes médicaux, familiaux, financiers…). Le fraudeur peut aussi se faire passer pour l’un de vos enfants, sur WhatsApp, qui aurait un problème avec son téléphone et dans l’urgence vous demanderait de lui adresser un virement.  

Les conseils utiles à suivre pour repérer et éviter les fraudes bancaires

  • Ne répondez jamais aux messages et ne cliquez pas sur les liens envoyés.
  • Ne transférez jamais d’argent tant que vous n’avez pas identifier votre interlocuteur et que vous n'êtes pas certain de son RIB.
  • Vérifiez les mentions légales et les conditions générales de vente (CGV) sur les sites marchands avant de faire un achat.
  • Lorsque votre conseiller bancaire vous contacte, vérifiez le numéro de téléphone. Si vous avez un doute, raccrochez puis rappelez vous-même le numéro de votre banque : vous saurez si le fraudeur avait usurpé le numéro de votre établissement bancaire.
  • Vérifiez régulièrement vos comptes et signalez à votre banque toute opération dont vous n’êtes pas à l’origine.

Un temps fort grand public autour des fraudes bancaires : venez à la rencontre des associations de consommateurs

fraudes bancaires arnaques bancaires temps fort 20juin2025

Le vendredi 20 juin 2025, de 12H à 17H, les associations de consommateurs adhérentes de la Maison de la consommation et de l’environnement se mobilisent afin d’informer et de sensibiliser le grand public sur les différents types d'arnaques et fraudes bancaires.

Cet évènement, gratuit et ouvert à tous, proposera divers temps d’information d’accès aux droits :

  • En continu, de 12h à 17h : stands d’informations et de prévention par les associations
  • A 14h et à 15h30 : atelier « différents types de fraudes bancaires : comment s’en prémunir ? »
  • Entre 13h30 et 16h30 : permanence d’accès aux droits avec la Clcv (sans rendez-vous).

Pour aller plus loin sur les fraudes bancaires

Arnaques aux faux conseillers bancaires : prudence !

Comment se protéger contre les arnaques bancaires et financières ? - Dossier de l'INC (Institut national de la consommation)

Fraudes en matière bancaire : jurisprudence

17Cyber : un outil pour accompagner les victimes de malveillance informatique

17Cyber : un outil pour accompagner les victimes de malveillance informatique

Le 17 janvier 2025, le ministère de l'Intérieur français a officiellement lancé 17Cyber, un nouvel outil numérique destiné à aider les victimes de cybercriminalité. Dans un contexte où la malveillance informatique est en constante augmentation, ce service en ligne offre un soutien rapide et personnalisé pour les particuliers, les entreprises, ainsi que les collectivités. Face à la montée des attaques informatiques, 17Cyber se positionne comme un guichet unique permettant de centraliser les démarches de signalement et d'accompagnement des victimes.

Un contexte préoccupant

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La cybercriminalité est désormais un fléau qui touche tous les secteurs, avec des incidents en forte hausse ces dernières années. Entre 2016 et 2023, les atteintes « numériques » aux biens (telles que les escroqueries) ont augmenté de 8 % par an. Dans le même temps, les atteintes « numériques » à la personne (cyberharcèlement, menaces...) ont elles aussi progressé de 9 %, selon le Service de statistiques ministériel de la sécurité intérieure

En 2023, la France a enregistré plus de 278 000 infractions liées à la malveillance numérique, ce qui représente une augmentation alarmante de plus de 40% en 5 ans des atteintes numériques, allant du phishing au ransomware. 59% de ces infractions sont des atteintes « numériques » aux biens (escroqueries, arnaques en ligne...), 34,5% sont des atteintes « numériques » à la personne, 6% sont des atteintes aux institutions et à l'ordre public et 0,5% sont des atteintes aux législations et réglementations spécifiques numériques.

Les conséquences de ces attaques sont multiples : pertes financières, vol de données sensibles, dégradation de l'image des entreprises et même des risques pour la sécurité nationale. Pour en savoir plus, consultez la page sur la cybercriminalité sur le site du gouvernement qui présente les différents types d'attaques.

Dans ce cadre, le gouvernement a pris des mesures concrètes pour offrir une réponse rapide et adaptée. Le lancement de 17Cyber s'inscrit dans une démarche visant à améliorer la réactivité face à ces incidents, tout en renforçant les capacités d’accompagnement des victimes.

Pour quel type d'atteinte ?

Les atteintes numériques peuvent prendre plusieurs formes : des plus simples (tentatives d’hameçonnage) aux plus complexes (cyberattaques). Elles peuvent s'attaquer aux biens (escroqueries) ou à la personne (cyberharcèlement, menaces, sextorsion…).

Un guichet unique pour signaler les incidents

cybermalveillance

Le principal objectif de 17Cyber est de centraliser la gestion des incidents numériques en France. À travers une plateforme en ligne accessible gratuitement, les victimes peuvent signaler les attaques dont elles ont été victimes et obtenir des conseils sur la manière de réagir. Le site propose un processus simple et rapide : il suffit de se rendre sur la page d'accueil de 17Cyber et de répondre à une série de questions afin de déterminer la nature de l'incident.

Ce système de diagnostic en ligne permet aux victimes de comprendre rapidement l'étendue du problème et de bénéficier de recommandations sur les mesures à prendre pour limiter les dommages. En fonction du type d'incident (hameçonnage, ransomware, piratage de comptes...), le site guide l'utilisateur vers les actions appropriées.

Un accompagnement personnalisé et une assistance immédiate

Si le diagnostic effectué sur la plateforme révèle un besoin d'assistance plus spécifique, 17Cyber offre la possibilité d’entrer en contact avec un professionnel. Ce dernier peut être un gendarme ou un policier, grâce à un chat en ligne mis en place sur le site. Ce chat permet de communiquer en temps réel avec les autorités compétentes, ce qui est particulièrement utile en cas de crise urgente, comme lorsqu'un rançongiciel a bloqué l'accès à des fichiers essentiels.

Ce mode de communication directe avec les forces de l'ordre est une innovation majeure, car il garantit une prise en charge rapide. En effet, contrairement aux méthodes traditionnelles de signalement, où les victimes doivent souvent attendre plusieurs jours avant d'obtenir une réponse, le chat de 17Cyber permet une interaction immédiate, renforçant ainsi la réactivité face aux attaques. L'assistance ne se limite pas aux conseils : des solutions techniques peuvent être proposées, telles que des outils de décryptage en cas de ransomware ou des recommandations pour sécuriser davantage les infrastructures informatiques.

Selon l’ampleur de l’attaque numérique, le gendarme pourra donner de simples conseils, proposer un rendez-vous à la brigade la plus proche afin de déposer plainte, voire déclencher une intervention immédiate des cyber-gendarmes dans les cas les plus graves. Dans le cas d’un dépôt de plainte, les échanges réalisés entre le gendarme et la victime sur « 17Cyber » seront directement transmis aux enquêteurs. Cet accompagnement sur mesure et le temps précieux gagné grâce à ce nouvel outil constituent une véritable plus-value.

Renforcement de la cybersécurité en France

L'initiative 17Cyber s'inscrit également dans une politique plus large visant à renforcer la cybersécurité du pays. Elle permet de centraliser les signalements et de créer une base de données qui pourrait faciliter l’analyse des tendances en matière de cybercriminalité. Cette information sera cruciale pour anticiper les attaques et renforcer les dispositifs de défense.

Un service accessible à tous

Le service est totalement gratuit et accessible à tous les citoyens français. Que vous soyez une entreprise victime d’une attaque par ransomware, un particulier dont le compte bancaire a été piraté, ou une collectivité confrontée à une intrusion informatique, 17Cyber vous offre les ressources nécessaires pour faire face aux cyberattaques.

Pour utiliser le service, il suffit de se connecter sur le site officiel 17cyber.gouv.fr. L'interface est intuitive et permet une navigation facile, même pour les personnes ayant peu de connaissances techniques. Le site est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, garantissant une assistance continue, quelle que soit l'heure de la journée.

Voir aussi l'actu sur les arnaques aux faux conseillers bancaires

Arnaques aux faux conseillers bancaires : prudence !

Arnaques aux faux conseillers bancaires : prudence !

Une recrudescence des arnaques aux faux conseillers bancaires se manifeste sous différents procédés pour obtenir des données bancaires de la part des consommateurs. Les préjudices financiers peuvent être très importants et les possibilités d’obtenir un remboursement sont compliquées.

Arnaques aux faux conseillers bancaires : différents procédés utilisés

Envoi d’un mail ou d’un SMS (phishing) souvent avant un appel téléphonique.

Vous recevez un SMS ou un courriel d’une administration ou d’une société. Vous êtes invité à cliquer sur un lien ouvrant une page sur laquelle on vous demande de saisir des données personnelles.

Une fois ces informations reçues, une personne vous appelle en se faisant passer pour un conseiller ou un salarié de votre banque. Il prétend que vous êtes victime d’opérations frauduleuses. Il vous met en confiance en vous communiquant des informations précises vous concernant (informations qu’il a obtenues grâce au courriel ou au SMS frauduleux). Prétextant vouloir bloquer ces opérations frauduleuses, il vous demande de lui transmettre les codes reçus par SMS ou d'effectuer un certain nombre d'opérations sur votre compte.

Appel téléphonique d’une personne se faisant passer pour un conseiller bancaire ou « le service antifraude » de la banque.

Une personne vous contacte directement par téléphone en se faisant passer pour un conseiller ou un salarié de votre banque ou de son service antifraude. Le numéro d’appel est parfois le même que celui de votre banque ! Pourtant, cette personne est un escroc. Elle prétend que vous êtes victime d’opérations frauduleuses. L’objectif est toujours le même :

  • Obtenir vos identifiants bancaires et vos codes d’accès
  • Valider des actions sur votre espace bancaire en ligne ou sur votre application bancaire, en vous faisant croire qu’une tentative de fraude est en train de s’opérer sur votre compte.

En réalité, tout cela permet à l’escroc qui vous appelle d’effectuer des opérations frauduleuses à partir des informations sensibles que vous allez lui communiquer (identifiants, codes, validation…).

Autres arnaques aux faux conseillers bancaires : l'appel d’un faux conseiller suivi de l’envoi d’un faux coursier

Sachez également que certains faux conseillers peuvent vous appeler pour vous informer de l’envoi d’un coursier à votre domicile pour venir récupérer votre carte bancaire, afin de la détruire pour éviter d’autres opérations non autorisées. Mais, en pratique, la carte sera utilisée pour des retraits frauduleux ou des paiements en ligne !

Comment se prémunir des arnaques aux faux conseillers bancaires ?

phishing
  • Ne jamais communiquer vos identifiants bancaires, codes d’accès ou autres codes confidentiels, codes de validation reçus par exemple par SMS ; même si on vous les demande et d’autant plus si la personne connaît votre nom, prénom…
  • Ne pas valider une opération dont vous n’êtes pas à l’origine.
  • Ne jamais cliquer sur des liens ou des fichiers ou pièces jointes dans les courriels pouvant être source de phishing ou d’hameçonnage. Certains courriels imitent très bien l'interface de votre banque. Pensez à regarder l'adresse mail. Cela peut être un indice que le lien reçu va vous renvoyer vers une fausse interface ressemblant à votre compte en ligne.
  • Ne jamais accepter la visite à domicile d’un pseudo-personnel de banque venu récupérer votre carte bancaire. Si un coursier se présente malgré votre refus, ne lui ouvrez pas. Ne lui remettez pas votre carte bancaire, même découpée.

Bon à savoir

Votre banque ne vous demandera jamais de communiquer des informations confidentielles par téléphone, ni de valider ou bloquer des opérations de paiement à distance. En effet, si votre banque souhaite bloquer une ou des opérations, elle n’a pas besoin de votre confirmation et peut le faire seule. Mieux vaut contacter votre conseiller bancaire par vos propres moyens, quitte à attendre l’ouverture de votre agence.

Quels sont les recours contre les arnaques aux faux conseillers bancaires ?

Signalez sans tarder les opérations dont vous n’êtes pas à l’origine à votre banque. En cas de transmission des coordonnées de votre carte bancaire, faites opposition.

Modifiez immédiatement le mot de passe de votre espace en ligne. Selon la banque choisie, vous pouvez aussi désactiver les paiements à distance.

Dans le cas où des débits apparaissent, contestez l’opération et demandez le remboursement auprès de votre banque. Elle doit vous rembourser, sauf si elle prouve une négligence grave ou une fraude de votre part.

Si vous avez été victime d'une arnaque au faux conseiller bancaire et que vous avez besoin d’être aidé dans vos démarches, prenez contact avec une association de défense des consommateurs :

  • Vous habitez sur Rennes et ses environs, retrouvez toutes les permanences des associations de consommateurs de la Mce dans la rubrique Pratique
  • Vous résidez en dehors de l’Ille-et-Vilaine, retrouvez les permanences des associations de consommateurs dans votre département sur le site de la DGCCRF

Que faire en cas de fraude au faux conseiller bancaire ? - Cybermalveillance

Voir aussi la page Régler un litige

Arnaque sur Internet : une plateforme pour déposer plainte en ligne

Arnaque sur Internet : une plateforme pour déposer plainte en ligne

Les arnaques sur Internet sont devenues un véritable fléau pour bon nombre de Français. Faux site de vente, fausse location, rançongiciel, piratage d’un compte bancaire… Si vous êtes victime d'une escroquerie ou d'un chantage sur Internet, vous pouvez désormais déposer plainte directement en ligne.

Arnaque internet : une plateforme pour déposer plainte en ligne

En effet, depuis le 15 mars 2022, le Ministère de l’intérieur a déployé une plateforme entièrement dédiée à ces arnaques en tout genre sur Internet. Avec ce nouveau dispositif, baptisé Thésée (pour « traitement harmonisé des enquêtes et des signalements de e-escroqueries »), les internautes peuvent signaler une « e-escroquerie » sans avoir besoin de se déplacer dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie.

Comment porter plainte en ligne

Si vous êtes victime d'une arnaque sur Internet, vous pouvez désormais porter plainte en ligne via le formulaire de choix guidé disponible sur service-public.fr, si les faits relèvent des situations suivantes :

  • piratage de messageries électroniques et instantanées (courriels, réseaux sociaux...) ;
  • chantage en ligne (menaces portant atteinte à l'honneur contre demande d'argent) ;
  • rançongiciel (demande de rançon pour débloquer un ordinateur) ;
  • escroquerie à la romance ou « romance scam » (gagner l'affection d'une personne sous une fausse identité, afin de lui soutirer de l'argent) ;
  • escroquerie à la petite annonce ;
  • fraudes liées aux sites de vente.

Bon à savoir

Le dépôt de plainte est possible via son compte FranceConnect, dont les données servent à identifier le déposant qui pourra reprendre ensuite sa déclaration initiale, la compléter ou la retirer. Cette plainte sera accessible dans le dossier personnel de FranceConnect pendant une période de 6 ans.

Si vous ne disposez pas de compte FranceConnect ou si vous ne jugez pas nécessaire de l’utiliser ou de vous identifier, un simple signalement, équivalent à une main courante dans un commissariat ou une gendarmerie, est aussi possible en indiquant une adresse mail comme point de contact.

Le formulaire de choix guidé de service-public.fr

Il vous orientera vers d’autres services dans les autres cas :

  • les fraudes spécifiques à la carte bancaire (par exemple : carte utilisée pour un ou des achats dont vous n’êtes pas l’auteur) continuent de relever de la plateforme spécialisée Perceval; également utilisable via FranceConnect.
  • Par ailleurs, les signalements de faits illicites constatés sur Internet (racisme, appel à la violence, pédopornographie, piratage de contenus protégés, sites d'arnaques…) seront dirigés vers le portail Pharos.
  • Quant aux situations concernant un manquement ou une infraction au droit de la consommation ou un litige sur l'exécution d'un contrat, elles restent traitées par la Dgccrf, via Signal Conso.
  • Enfin, les atteintes aux biens, discriminations, injures... peuvent faire l'objet d'une pré-plainte en ligne, avant passage dans un commissariat ou une gendarmerie pour confirmation et signature.

Voir aussi la page Régler un litige

Magasins de meubles éphémères : attention au démarchage téléphonique abusif

Magasins de meubles éphémères : attention au démarchage téléphonique abusif

Un magasin de meubles en bail précaire a ouvert à proximité de Rennes. À titre préventif, les services de l’État appellent les consommateurs à faire preuve de vigilance face au démarchage téléphonique de magasins d’ameublement qui invitent à venir retirer un cadeau ou participer à une loterie dans leurs locaux. Cette pratique commerciale, trompeuse et parfois agressive, cible et piège particulièrement les personnes âgées.

Magasins de meubles éphémères : des pratiques « agressives et trompeuses »

Suite à un démarchage téléphonique ou un courrier reçu, vous êtes invités à vous rendre dans un magasin d’ameublement pour retirer un cadeau et participer à une loterie. Le procédé est bien connu. Et derrière la bonne affaire, on trouve en réalité une arnaque bien rodée :

  • cadeaux remis ne correspondant pas aux produits annoncés et se révélant de faible valeur ;
  • prix des produits exposés artificiellement gonflés, permettant aux vendeurs d’accorder des remises illusoires pour faire croire aux consommateurs qu’ils font une bonne affaire ;
  • gains annoncés dans le cadre de loteries se transformant automatiquement en un bon d’achat à valoir le jour-même sur les articles en vente ;
  • pratiques commerciales trompeuses sur la qualité et la provenance des articles mis en vente ;
  • pression constante exercée par les vendeurs lors de la négociation commerciale pour inciter les consommateurs à l’achat d’un meuble ;
  • non-respect du délai de rétractation de 14 jours à partir de la signature du contrat de vente et obstacle à l’exercice de ce droit par les consommateurs.

À noter : même si l’article a été livré le jour même avec reprise de l’ancien mobilier, la loi autorise la rétractation dans un délai de 14 jours.

Que faire si vous êtes victimes de ces magasins de meubles éphémères ?

D’abord, ne tardez pas à réagir. Les magasins ou vendeurs sont installés pour de courte durée et peuvent changer d’adresse à tout moment.

Ensuite, tout consommateur s’estimant victime de telles pratiques peut prendre contact avec les enquêteurs de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) d’Ille-et-Vilaine au 02 99 29 76 00 (les lundis et mercredis de 14h à 17h et les vendredis de 14h à 16h).

La DDPP procède également régulièrement à des contrôles sur site.

Enfin, rapprochez-vous d’une association de défense des consommateurs pour connaître vos droits et la marche à suivre.

  • Vous habitez sur Rennes et ses environs, retrouvez toutes les permanences des associations de consommateurs de la Mce dans la rubrique Pratique
  • Vous résidez en dehors de l’Ille-et-Vilaine, retrouvez les permanences des associations de consommateurs dans votre département sur le site de la DGCCRF

Voir aussi la page Règler un litige