Liaisons interrégionales : la Coordination ferroviaire bretonne COFERBZH, dont fait partie l'AUTIV, alerte sur l'état du réseau ferroviaire. Voici des extraits de leur communiqué.
À quand des liaisons interrégionales ?
Depuis le 15 décembre 2024, la SNCF a ajouté un 2ème aller-retour quotidien entre Paris et Rennes en Ouigo train classique. La Coordination ferroviaire bretonne (COFERBZH) souligne que la métropole rennaise bénéficiera de deux allers-retours en Ouigo à des tarifs abordables. Mais qu’en est-il pour les autres villes de Bretagne, à commencer par Vitré ? Et qu’en est-il des liaisons interrégionales (Intercités de jour et trains de nuit) ?
La COFERBZH rappelle que si la demande de places dans les trains vers Paris est si forte, c’est qu’il n’y a quasiment aucune liaison sans rupture de charge entre la Bretagne et les autres régions de France. Depuis la covid, le nombre des TGV directs au départ de Rennes vers Lille, Strasbourg, Montpellier, Lyon et Marseille a largement diminué, notamment en raison d’un manque de rames.
Pour les voyageurs en provenance ou en direction de la Bretagne, c’est donc le passage obligé par Rennes et Paris. De plus, l’application SNCF Connect se garde bien de proposer des trajets sans passer par Paris, sans doute parce qu’ils sont moins chers.
La COFERBZH constate un manque de dessertes des liaisons interrégionales et regrette que les correspondances laissent très souvent à désirer, comme c’est le cas à Nantes pour rejoindre le Sud-Ouest ou à Rennes pour rejoindre les autres villes de Bretagne.
A titre d'exemple, le TGV au départ de Lille à 17h39 arrive à Rennes à 21h29 au moment même où le TGV en provenance de Paris part de Rennes pour Quimper.
La COFERBZH demande à ce qu’il soit sérieusement et rapidement travaillé par la Région Bretagne, en lien avec SNCF Réseau et l’État, à un plan de déplacement ferroviaire qui corresponde aux attentes et aux besoins de déplacements interrégionaux, de jour comme de nuit.
La Coordination ferroviaire bretonne (COFERBZH) est née en 2021 suite au constat de plusieurs associations et collectifs œuvrant pour le train en Bretagne sur la difficulté de porter la voix/e du train aux élus régionaux en place.
Des associations et jeunes collectifs se sont mis ensemble pour porter une seule et même voix : du train pour TOUS et dans TOUS les territoires.
Forte de l’expérience de chacun sur son territoire, la COFERBZH porte avant tout les besoins de déplacement, d’écologie, de social de tous les Bretons et Bretonnes. Le train est en effet la meilleure manière de répondre aux enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux.
Autiv – Association des Usagers des Transports en Ille-et-Vilaine
L'Autiv, membre de la Coordination ferroviaire bretonne, est également une des associations adhérentes de la Maison de la consommation et de l'environnement.
Pollution de l’air, saturation du réseau routier, prix des carburants, les transports en commun s’imposent. Pour que l’organisation des déplacements quotidiens s’adapte à l’augmentation du nombre d’usagers des transports collectifs, l’AUTIV rassemble celles et ceux qui veulent devenir une force de proposition.
L’association soutient les réclamations et suggestions des usagers auprès des autorités et des collectivités, pour la défense et la promotion des alternatives à la voiture individuelle. Elle publie régulièrement des communiqués de presse : OUIGO et liaisons interrégionales, Réseau MAT de St Malo Agglomération, augmentation tarif ticket bus/métro...
Lors de la Semaine de l’arbre, du 23 novembre au 1er décembre 2024, la Maison de la consommation et de l'environnement, des associations membres de la Mce et un réseau de partenaires engagés vous invitaient à comprendre l'arbre, dans notre quotidien et notre environnement, avec une programmation riche et diversifiée. Cette année, un focus sur l’arbre à l’international était proposé.
Une belle fréquentation pour la semaine de l'arbre
Des conférences/rencontres, des projections débats, des balades commentées ou des randonnées, et sans oublier les deux expositions... Programmation riche et diversifiée pour plaire à tous les goûts !
Des activités de plein air
Grâce à la mobilisation d’un réseau de partenaires engagés, près de 100 personnes ont pu profiter de balades, visites commentées ou randonnées. Le tout à la découverte des arbres et de leur écosystème, des enjeux de l’arbre en ville, d’une ceinture verte ou d’un arboretum, ou encore du lien entre le végétal et le soin.
Les trocs de plantes organisés par les Jardinets de Saint-Cyr fonctionnent toujours autant, avec plus de 60 personnes venues participer sur les 2 week-ends.
La plantation organisée par les Planteurs de Boiz’heloup à Chevaigné a pu bénéficier d’une quinzaine de bénévoles.
La semaine de l'arbre est majoritairement à destination du grand public, mais une quinzaine de professionnels a également pu profiter d'une formation sur "Éduquer à l'arbre" organisée par la MCE et le CPIE Forêt de Brocéliande, à l'écocentre de la Taupinais.
Des expositions
A l’occasion de la semaine de l’arbre, la MCE proposait également deux expositions :
Nature vivante d’Argoat de Carine Marchand : magnifiques peintures sur bois, autour de la thématique de la faune et de la flore de la forêt, à venir découvrir dans les locaux de la MCE jusqu’au 31 janvier 2025. Visible depuis le 5 novembre dernier, l’exposition a pu être déjà vue par plus de 250 personnes.
Info : Les peintures peuvent être vendues sur demande, et des reproductions photos sont également proposées.
Des arbres et des gens, exposée au Parc du Thabor à Rennes : portraits de différentes personnes de Bretagne, décrivant leur arbre de cœur. Le nombre de personnes de passage au Thabor ne peut être estimé, mais nous sommes sûrs que beaucoup de promeneurs ont pu en profiter !
Pour profiter au maximum de cette exposition visible jusqu'au 31 janvier 2025, téléchargez le guide de l'exposition qui reprend les entretiens dans leur globalité, et met en lumière la diversité des liens possibles entre des arbres et des gens !
Au total, du 23 novembre au 1er décembre 2024, plus de 600 personnes ont pu profiter des activités proposées par la MCE et ses partenaires à l’occasion de la semaine de l’arbre. Le public a répondu présent, preuve que la préservation des arbres intéresse. De nouveaux sujets émergents ont également attiré du monde : l'arbre à l'international et la libre évolution de la nature sauvage.
L'arbre à l'international : un sujet qui séduit
Au total, plus de 110 personnes se sont réunis autour de cette thématique.
Du 23 novembre au 1er décembre 2024, une vingtaine d’activités étaient proposées par de nombreux acteurs de Rennes et des environs. Et cette année, la semaine de l’arbre offrait un focus à l’international afin de découvrir les arbres d’ici et d’ailleurs. Plusieurs animations étaient organisées notamment par la Maison de la Méditerranée, pour mieux connaître les arbres du Maghreb que l’on peut retrouver à Rennes afin de découvrir leurs origines, géographique et étymologique, leurs fruits et légumes que nous pouvons retrouver dans nos rayons, ou encore en visitant le jardin marocain de la Chapelle-des-Fougeretz.
Deux projections-rencontres étaient également organisées au Cinéma Arvor de Rennes permettant de soulever des sujets et des enjeux internationaux.
BIALOWIEZA, La dernière grande forêt sauvage d’Europe
Un film documentaire à succès !
Lors de la Semaine de l’arbre, ce documentaire a été projeté au Cinéma Arvor, avec une salle quasi comble. Environ 80 personnesse sont données rendez-vous pour la projection de ce film, permettant d’échanger ainsi autour d’un sujet qui rassemble : la préservation de nos arbres et forêts.
Réalisé par Alexandre Patureau et sa bande de copains de l’association Wild Bretagne, Bialowieza est un documentaire qui amène à la découverte de la dernière grande forêt sauvage d’Europe, Bialowieza, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Cette forêt primaire révèle peu à peu ses secrets, sa beauté et ses fonctionnements. De la rencontre avec les bisons, en passant par les scientifiques qui l’étudient et les militant.e.s qui la défendent. Quand le rêve se transforme en cauchemar, quand les pires dérives du monde des humains ressurgissent à sa frontière, ce film fait revivre l’aventure de cette bande de copains avec eux/elles. Un voyage initiatique qui va changer leur regard sur la forêt et ce qu'iels peuvent faire pour elle.
Un projet qui en amène un autre et définit leur envie d’agir en Bretagne. Ainsi, Wild Bretagne continue d’agir à plus petite échelle et au niveau local, en achetant des terres et en les laissant en libre évolution, sans intervention humaine.
La soirée, animée par La Nature en ville, a permis au public d’échanger avec l’équipe du film sur les projets menés par Wild Bretagne, ainsi qu’avec le collectif Araucaria, basé à Sens de Bretagne, qui se bat pour préserver un parc arboré en plein centre ville.
Great Green Wall (La grande muraille verte)
Un film documentaire en musique
La projection de "Great Green Wall" a permis de mettre en lumière le projet de plantation en Afrique, du Sénégal à l’Ethiopie sur près de 8000 km, pour lutter contre la désertification du Sahel. On y aborde des questions de réchauffement climatique et des terres qui deviennent arides et non cultivables, et des flux migratoires que cela engendre. Le documentaire suit la musicienne et chanteuse Inna Modja qui va à la rencontre des acteurs locaux et retranscrit cette histoire en musique et chanson.
Pour la Semaine de l'arbre, la projection était prolongée avec un échange avec Elodie Arrault, une femme engagée qui a elle-même été sur place rencontrer les acteurs du projet de plantation. Elle travaille aujourd’hui sur l’écriture d’une BD qui sortira en avril 2025, afin de retranscrire son aventure. Les élèves membres du club pour l’Unesco ont également pu regarder le film et échanger avec Elodie sur le projet.
La libre évolution : des enjeux qui préoccupent
Lors de la Semaine de l’arbre, près de 90 personnes se sont réunis autour de ce sujet.
En effet, la projection du film "Bialowieza" a rassemblé plus de 80 personnes, permettant à l’association Wild Bretagne de sensibiliser l’ensemble du public sur leurs actions menées en Bretagne : l’achat de terrain pour les laisser en libre évolution, sans intervention humaine.
Le Groupement Foncier Rural (GFR) "Chers Woods" est également venu à la MCE présenter son mode de fonctionnement et ses actions. Regroupés sous la forme d’une société, plusieurs particuliers achètent des parts au sein de la société. Cela renforce le capital de la société et permet ainsi d’acheter des terrains, dans l’objectif de les laisser en libre évolution sans intervention humaine. 10 personnes sont venues les rencontrer afin de découvrir ce mode d’action.
Ces deux structures militent donc pour plus de biodiversité et de nature sauvage, un enjeu qui préoccupe de plus en plus les citoyens.
Chaque année en France, 11 millions de personnes sont victimes d'accidents domestiques parmi lesquelles les enfants de moins de 15 ans sont les plus touchés. Ces accidents entraînent environ 2,4 millions de consultations médicales. La prévention des accidents de la vie courante dont sont victimes les enfants représente un enjeu de santé publique, de nombreux accidents pouvant être évités grâce à des gestes simples.
Sécurité des enfants : où se déroulent les accidents domestiques ?
Les premières causes de mortalité chez les jeunes enfants sont les accidents domestiques. L’intérieur de la maison représente le lieu principal d’accidents :
▶ 24 % des accidents domestiques se concentrent dans la cuisine : coupures, brûlures, chutes… Les dangers potentiels sont nombreux pour les enfants.
▶ 27 % des brûlures ont lieu dans la cuisine, et les enfants de 1 à 5 ans sont concernés dans un quart des cas. Le plus souvent, il s’agit d’accidents graves causés par des liquides brûlants (lait, thé, café, huile…).
Dans les autres pièces de la maison, les prises électriques peuvent représenter un danger pour les tout-petits. Dès que bébé commence à se déplacer à quatre pattes, il a envie de découvrir et de toucher tout ce qu’il entoure. Les prises électriques peuvent l’intriguer et l’attirer. Il pourrait vouloir y mettre ses doigts ou un objet métallique et ainsi s'électrocuter.
Le risque de chute d’une table à langer représente une cause importante d’accidents domestiques. D’une hauteur d’1m20 en moyenne, les lésions peuvent être graves. Les chutes de table à langer surviennent la plupart du temps dans les premiers jours où le bébé commence à se mouvoir et que l’adulte n’a pas encore intégré ses nouvelles capacités.
Pour les enfants de moins d’un an, les accidents domestiques surviennent davantage dans la cuisine, la chambre et la salle de bain. Quant aux accidents touchant les enfants de 1 à 4 ans, ils ont le plus souvent lieu dans la cuisine et la salle de séjour. L’âge augmentant, ces accidents diminuent et surviennent plutôt à l’extérieur de la maison.
Comment protéger les enfants des accidents domestiques ?
Les gestes simples pour éviter les chutes
Ne laissez jamais votre enfant sans surveillance sur une table à langer.
Utilisez toujours une chaise portant la mention « conforme aux exigences de sécurité », fixez systématiquement la sangle d'entrejambe et bouclez les attaches.
Installez des barrières de sécurité en haut et en bas de vos escaliers.
Ne placez jamais de meubles ou d'objets sous vos fenêtres ou sur le balcon car votre enfant peut grimper dessus.
Bloquez si possible l'ouverture des fenêtres par un système de sécurité.
Les gestes simples pour éviter les étouffements
Ne laissez pas à portée de votre enfant de petits objets comme des pièces de monnaie, billes, bonbons, petits jouets, aliments (olives, cacahuètes…), piles, capuchons de stylos, barrettes à cheveux.
Rangez les sacs en plastique ou les écharpes hors de portée de votre enfant.
Couchez votre enfant sur le dos, toujours seul dans son lit. N’utilisez pas d’oreiller, de couverture ou de couette.
Les gestes simples pour éviter les noyades
Votre enfant peut se noyer en quelques minutes, sans un bruit, même dans 20 centimètres d'eau (baignoire, piscine…).
Ne laissez jamais votre enfant seul dans son bain, même un court instant. Ne répondez pas au téléphone et n'allez pas ouvrir la porte.
Mettez à l’avance à portée de main tout ce dont vous avez besoin (savon, shampoing, serviette…).
Les gestes simples pour éviter les intoxications
Pendant leurs premières années, les enfants portent tout à leur bouche.
Rangez toujours les médicaments, les produits ménagers et de bricolage en hauteur, hors de portée des enfants, si possible dans un placard fermé à clé.
Utilisez des produits munis de bouchons de sécurité.
Les gestes simples pour éviter les brûlures et les électrocutions
Ne laissez jamais les récipients remplis d'un liquide ou d’un aliment chaud à la portée de votre enfant. Sur la cuisinière, posez toujours les casseroles et récipients avec les manches tournés vers l'intérieur de la plaque de cuisson, ne dépassant pas.
La température de l'eau du bain doit être à 37°C.
Équipez vos prises électriques de dispositifs de sécurité.
Théo et Léa : jeu en ligne gratuit pour sensibiliser les enfants de 3 à 6 ans
L’Institut National de la Consommation (INC) propose le jeu éducatif Théo et Léa : une journée à la maison, destiné aux enfants de 3 à 6 ans. Les enfants doivent aider Théo et Léa à éviter tous les dangers de la maison, de la chambre au jardin, en passant par la cuisine, la salle de bain…
Ce jeu interactif, gratuit et disponible en ligne, s'adresse aux enfants, ainsi qu'aux parents et aux éducateurs. Accessible depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, il est intuitif et permet une navigation aisée entre les différentes pièces de la maison.
À la fin de l’aventure, les enfants reçoivent un diplôme personnalisable à leur nom, à colorier et à imprimer, attestant de leurs nouvelles connaissances en matière de sécurité à la maison.
Un ensemble de fiches pratiques, accompagnées de conseils pour identifier les risques dans chacune des pièces de la maison, comment s'en prémunir et que faire en cas d'urgence, est également disponible.
Au quotidien, la sécurité des juniors (de moins de 15 ans) touche plusieurs domaines : à l’école, à la maison, en extérieur… autant de situations qui nécessitent d’être bien informés ! La Maison de la consommation et de l’environnement (Mce) et la Direction régionale de l'économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets) Bretagne ont édité un guide pratique Réflexes juniors. Il propose des pistes pour éclairer les parents, les grands-parents et/ou les encadrants des juniors.
Il est organisé autour de 4 grands thèmes de la vie quotidienne des juniors (de moins de 15 ans) :
Au quotidien (service à la personne, assistant.e maternel.le agréé.e, qualité de l’air intérieur, télévision, jeux vidéo)
A la maison (puériculture, jeux et jouets, sécurité domestique)
A l’école (assurance scolaire, restauration scolaire, soutien scolaire et enfant en situation de handicap)
En extérieur (aires de jeux, mobilité et protection, clubs vacances).
Le livret est disponible gratuitement au grand public à l’accueil de la Mce pendant ses heures d’ouverture. Pour les professionnels, une commande en nombres peut se faire auprès du centre de ressources et de documentation (seule une participation aux frais d'expédition est demandée).
La fermeture du réseau cuivre a été démarrée par Orange (responsable de ce réseau) début 2023. Un plan de fermeture doit s’étaler jusqu’en 2030 et aura des conséquences pour de nombreux usagers. Pourquoi fermer le réseau cuivre ? Quand aura lieu la fermeture sur ma commune ? Où s'informer ? Réponses à toutes ces questions dans cet article.
Pourquoi la fermeture du réseau cuivre et Adsl ?
Le réseau cuivre existe depuis plus de 50 ans. C'est le réseau qui fournit les services téléphoniques et Internet par Adsl. Sensible aux aléas météorologiques et à l’humidité, le réseau cuivre a atteint aujourd’hui ses limites en termes de débits et ne répond plus aux besoins des Français. Le réseau de la fibre optique a vocation à remplacer le réseau cuivre vieillissant.
La fibre optique a de nombreux avantages. Elle offre des débits supérieurs à 100 Mbits/s et permet ainsi de meilleurs services que le cuivre. De plus, elle est moins gourmande en énergie : un abonné à la fibre consomme 4 fois moins de kWh qu’un abonné au cuivre.
Le réseau fibre est aussi plus robuste et plus fiable. Le cuivre peut être en effet plus facilement abîmé et perturbé par les intempéries que la fibre. Et son entretien coûte cher. Alors que la fibre optique doit couvrir l’ensemble du territoire d’ici 2030 et que maintenir deux réseaux en parallèle s’avère inutile, la fermeture du réseau de cuivre a donc été actée. Un plan de fermeture a été mis en place par Orange sous la surveillance de l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep).
Une fermeture progressive du réseau cuivre
La fermeture du réseau cuivre va se faire progressivement, par zones et en deux temps :
fermeture commerciale : l’ensemble des lignes cuivre devraient être fermées commercialement en janvier 2026.
fermeture technique : c’est le moment où le réseau sera « éteint ». Cette fermeture technique se fera progressivement. Au plan national, Orange, propriétaire du réseau, prévoit que l’ensemble des lignes devraient être fermées techniquement fin 2030. En pratique, la fermeture du réseau cuivre a déjà commencé : Orange a procédé à des fermetures dans plusieurs communes entièrement fibrées, dans le cadre d’expérimentations.
Comment savoir si vous êtes sur le réseau cuivre ?
Le réseau cuivre est le réseau historique de télécommunications, propriété de l’opérateur Orange. Il permet un accès au téléphone (on parle de « RTC » pour « réseau téléphonique commuté »), et un accès à l’Internet haut débit (on parle de « DSL »), le plus souvent via une « prise en forme de T ».
Vous avez peut-être encore recours au réseau cuivre pour :
Votre connexion Internet, si votre facture ou votre contrat mentionne un abonnement ADSL.
Vos appels téléphoniques, si vous utilisez un téléphone fixe via le réseau téléphonique historique (prise en T).
Votre alarme, dispositif de téléassistance et autres appareils reliés via des fils en cuivre.
En cas de doute, vous pouvez vérifier votre facture ou votre contrat, ou prendre directement contact avec votre opérateur ou votre fournisseur de service. Si vous êtes dans l’un des cas ci-dessus, alors vous êtes concerné par la fermeture du réseau cuivre.
Si vous êtes déjà abonné à la fibre optique ou à toutes autres technologies (4G fixe, THD radio, satellite), alors vous n’êtes pas concerné.
Bon à savoir
- Même si Orange n’est pas votre fournisseur, tous les abonnés à un service ADSL ou téléphonique via la prise en T sont concernés.
- Il convient d’anticiper la transition afin d’éviter la précipitation à l’approche de la fermeture : les opérateurs seront très sollicités et votre raccordement risque de prendre plus de temps.
Quand aura lieu la fermeture sur votre commune ?
Le processus de fermeture du réseau cuivre est progressif sur l’ensemble du territoire. Lorsque la fermeture sera annoncée dans votre commune, vous serez contacté par votre opérateur, généralement plusieurs mois avant. D’autres communications, de la part du Gouvernement ou de la mairie pourront également vous être adressées.
Plusieurs organismes vous permettent de savoir quand le réseau cuivre sera fermé sur votre commune :
▶ maconnexioninternet.arcep.fr : site de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse). Vous pouvez renseigner votre adresse dans l’onglet « débits à l’adresse » qui vous précisera dans quelle situation le réseau cuivre se trouve à votre adresse.
▶ Sur le site du Ministère de l’économie : vous pouvez saisir le nom de votre commune qui vous indiquera si l’arrêt du réseau cuivre est programmé.
▶ Sur la carte interactive d’Orange : vous pouvez vérifier si, et à quelle échéance, votre commune est concernée par la fermeture du réseau cuivre et effectuer ainsi à votre propre rythme les démarches pour changer de technologie.
Et sur Rennes et Rennes Métropole ?
Sur Rennes, les habitants de l'hyper centre sont les premiers concernés par cette opération. Une fermeture commerciale a été initiée le 31 mars 2024, et une coupure définitive des lignes télécoms cuivre (ADSL, téléphonie fixe RTC) est prévue le 31 mars 2025. Cependant, certains opérateurs télécoms pourraient suspendre certaines lignes avant cette date butoir.
Suivront les habitants du reste du territoire de Rennes : arrêt du réseau cuivre au 31 janvier 2027, et de Rennes métropole à partir de fin 2027 pour les premières communes.
Dans un communiqué de presse commun accompagné d’une lettre très détaillée adressée aux parlementaires, plusieurs associations signataires dont 14 associations de consommateurs agréées (ADEIC, AFOC, ALLDC, CLCV, CNAFAL, CNAFC, CNL, CSF, FAMILLES DE France, FAMILLES RURALES, INDECOSA-CGT, UFC, ULCC, UNAF) ont exprimé leur colère, face à la menace de l'arrêt de l'envoi automatique du chèque énergie aux ménages bénéficiaires très modestes.
Le gouvernement propose un dispositif risquant d’exploser les non-recours
Le chèque énergie est une aide financière avant tout destinée aux foyers modestes afin de régler leur facture d’électricité ou de gaz. Compris entre 48 et 277 €, en 2024, il a bénéficié à plus de 5,5 millions de Français. Mais dès l’année prochaine, le gouvernement a d’ores et déjà indiqué qu’il ne souhaitait plus son versement automatique. L’annonce a été faite dans le cadre du projet de loi de finances 2025, notamment pour pallier la suppression de la taxe d’habitation.
Malgré les mises en garde répétées des associations et différents acteurs du secteur de l’énergie, aucun dispositif durable n’a été mis en place pour endiguer les problèmes d’attribution du chèque énergie à la suite de la disparition de la taxe d’habitation et permettre ainsi à des millions de nouveaux ménages de bénéficier du chèque énergie en 2024.
En cas d’adoption de l’article 60 du projet de loi de finances 2025, le versement du chèque énergie ne sera plus automatique. Cette aide financière concerne les ménages très modestes, et pour qui le chèque énergie constitue un impératif budgétaire. Les obliger à en faire dorénavant la demande sur une plateforme numérique aura pour effet d’exclure, pour non-recours, un grand nombre d’entre eux du dispositif chèque énergie.
D’après les chiffres communiqués par l’administration aux associations, seuls 3 % des nouveaux bénéficiaires potentiels du chèque énergie en 2024 l’ont obtenu à ce jour. Cette situation confirme les fortes craintes que les associations avaient formulées auprès de l’administration ministérielle, compte tenu du manque de communication et de la difficulté pour les ménages concernés à s’inscrire sur la plateforme numérique mise en place par le gouvernement.
Campagne « chèque énergie » 2025 : un parcours du combattant pour les bénéficiaires potentiels
Cette campagne "chèque énergie" 2025 s’annonce encore plus compliquée et pénalisante. Pour pouvoir prétendre à son chèque, il faudrait potentiellement s’inscrire systématiquement sur une nouvelle plateforme numérique pour y communiquer son numéro de PDL (point de livraison électrique), le numéro fiscal du titulaire du contrat de fourniture d’énergie et justifier son lieu de domicile.
Le point de livraison (PDL) est le numéro d’identification à 14 chiffres du compteur électrique rattaché à votre logement. Il permet d’identifier votre habitation avec plus de précision que votre adresse. C’est particulièrement important si vous habitez en immeuble.
C’est ce point crucial qui suscite la colère des associations de consommateurs, qui affirment que les mêmes causes produiront les mêmes effets et que le taux de non-recours risque d’être le même que cette année. En effet, les bénéficiaires potentiels, à supposer qu’ils soient informés de l’existence de l’aide chèque énergie et de la plateforme numérique, devront se connecter, s’identifier.
Cela suppose de disposer de documents d’identité numérisés, d’y renseigner son numéro de PDL et son numéro fiscal… Autant d’étapes difficilement accessibles à un public en difficulté face à l’outil informatique.
Vers la fin du versement automatique du chèque énergie : perte du pouvoir d’achat des plus démunis
Les associations de consommateurs considèrent que les bénéficiaires du chèque énergie, 20 % de la population, soit 5,6 millions de ménages vivant souvent sous le seuil de pauvreté, ne doivent pas être les victimes de la fin du versement automatique du chèque énergie. Elles ont le sentiment que c’est volontairement que le gouvernement complexifie l’accès au chèque énergie pour réaliser des économies budgétaires au détriment des plus démunis.
Le projet de loi de finances donne pourtant le pouvoir à l’administration d’établir une liste des bénéficiaires du chèque énergie en croisant le revenu fiscal de référence avec le nombre de parts fiscales. Il sera donc possible d’identifier tous les foyers dont le revenu fiscal de référence est inférieur au plafond de 11 000 € par unité de consommation et ainsi de les protéger d’un risque supplémentaire de perte de pouvoir d’achat, d’autant que des hausses de taxes sont prévues sur l’électricité.
Des revendications portées par les associations de consommateurs
Dans ce contexte, les associations de consommateurs appellent le Gouvernement ainsi que l’ensemble des parlementaires amenés à examiner le projet de loi de finances pour 2025 à :
Sanctuariser une enveloppe budgétaire suffisante permettant de revaloriser le montant du chèque énergie et ainsi soutenir les ménages en situation de précarité énergétique dont le revenu fiscal de référence est actuellement inférieur à 11 000 € : le chèque énergie ne doit pas seulement couvrir le coût de l’augmentation des taxes et l’inflation connue sur les prix de l’énergie depuis 2019.
S’assurer, à travers les modalités de versement du chèque : de ne pas "oublier" des ménages éligibles au chèque énergie pour l’année 2025 et d’exclure tout dispositif reposant sur une demande préalable des bénéficiaires ; de se baser sur le revenu fiscal de référence pour en automatiser l’attribution.
Dans l’immédiat, prolonger la durée de vie de la plateforme numérique visant à identifier les nouveaux bénéficiaires de la campagne 2024 au-delà du 31 décembre 2024.
Gratiféria de livres en septembre à la Mce ! La Maison de la consommation et de l'environnement et le magazine Village vous invitent à une boîte à livres géante... où vous pourrez trouver des ouvrages donnés gratuitement et (re)découvrir le centre de ressources de la Mce enrichi de nouveaux ouvrages mis à disposition par la rédaction du magazine Village.
Gratiféria de livres et partenariat avec Village
Il y a quelques temps désormais, nous avons fait connaissance avec Sylvie Le Calvez, fondatrice et directrice de publication du magazine trimestriel national Village, dédié aux initiatives et aux personnes qui font vivre les territoires.
A cette occasion, elle nous a fait la proposition de confier à la Mce une grande partie des ouvrages qu'elle reçoit en service de presse afin de les mettre à disposition du plus grand nombre. Ce sont ainsi près de 3 000 ouvrages et revues qui ont été acheminés vers le Centre de ressources et de documentation de la Mce.
Une gratiféria pour célébrer le partenariat et le centre de ressources enrichi
Aujourd'hui, après un gros travail de tri, d'enregistrement et de classement de toutes ces ressources, nous avons convenu avec Village d'organiser un événement au mois de septembre 2024. Il sera l'occasion de célébrer ce partenariat, l'extension de notre fonds documentaire et de donner la possibilité à celles et ceux qui le souhaitent d'acquérir des ouvrages que nous ne souhaitons pas garder ici à la Mce (doublons, un peu anciens ou en dehors de nos thèmes de travail).
C'est ainsi qu'est née l'idée d'une Gratiféria de livres (ou boîte à livres géante, bourse aux livres gratuite) que nous organisons le samedi 21 septembre prochain, de 14h à 18h, à la Mce (dans la cour de la Mce et dans le hall d'entrée de la Maison).
A cette occasion, près de 2 000 livres, revues, romans seront proposés en don aux habitants, à vous, vos connaissances… Vous pouvez profiter de cette gratiféria de livres pour faire don d'ouvrages et faire circuler l'information à vos proches qui souhaitent avoir la même démarche de dons.
Présentation du Centre de ressources de la Mce
Le Centre de ressources et de documentation est un espace gratuit et ouvert à tous dédié à l’ensemble des thèmes d’actions de la Mce : consommation et vie quotidienne, environnement, éducation à l’environnement et au développement durable, alimentation, santé-environnement.
Il est ouvert à tous : particuliers, enseignants, étudiants, éducateurs, animateurs de centres de loisirs ou de structures de proximité, professionnels et bénévoles associatifs, parents d’élèves… et à toute personne intéressée désireuse de s’informer et d’agir.
Il met à la disposition de tous une documentation et des outils pédagogiques, ainsi que des expositions sur les thématiques du jardinage au naturel, de l’alimentation, des arbres, de la pollution de l’air intérieur, des déchets, de la consommation…
Géré par la Mce, le Centre de ressources et de documentation rassemble plus de 7 000 ouvrages, revues, jeux, outils pédagogiques… Ses missions sont :
Collecte et traitement documentaire : catalogage, indexation, désherbage
Services documentaires : veille et recherches documentaires, newsletter bimestrielle, revue de presse
Accueil du public : le Cdr est ouvert 32 heures par semaine
Accueil de groupes et de professionnels (associations et collectifs, collectivités, enseignement, entreprises…) pour la présentation de la Mce et des outils pédagogiques.
Ce centre de ressources valorise aussi les fonds documentaires et les outils (pédagogiques, capteurs…) des associations adhérentes : plus de 750 ouvrages et outils des associations Empreinte, Familles rurales, la Bonne Assiette, Parasol, Rayons d’Action, Sortir du nucléaire du Pays de Rennes sont accessibles à tous.
Voici une liste, non exhaustive, des thématiques du fonds documentaire :
Agriculture,
Alimentation,
Déchets,
Énergie (énergie en général, énergies renouvelables, énergie nucléaire),
Grâce au partenariat avec le magazine Village, de nouvelles thématiques sont venues enrichir le centre de ressources :
Patrimoine et régions de France : très beaux livres présentant la diversité et la richesse des régions de France
Ruralité-campagne : ouvrages sur le monde paysan, les objets anciens, le patrimoine rural, la vie à la campagne…
Recettes de cuisine : recettes bio et gourmandes, pour cuisiner les poissons, les légumes, les céréales, fabriquer ses confitures…
Présentation du magazine Village
Magazine national, trimestriel et indépendant, le magazine Village relate depuis plus de 30 ans, un peu partout en France, des initiatives innovantes, des portraits de personnes qui ont créé leur activité à la campagne, des territoires solidaires et créatifs ainsi que des savoir-faire durables. Il est distribué en kiosque et par abonnement.
Village valorise des initiatives ancrées dans le territoire, respectueuses de l’environnement naturel et humain, pour permettre à chacun de prendre sa vie en main.
Il est réalisé par des journalistes ruraux qui dénichent des initiatives innovantes sur toute la France, dont les lecteurs peuvent s’inspirer :
pour changer de vie et changer de métier à travers les parcours de ceux qui se sont déjà lancés,
pour entreprendre des projets plus collectifs, dans un cadre citoyen, une association, son village, en s’inspirant de territoires qui bougent,
pour mieux vivre au quotidien et retrouver de l’autonomie en faisant soi-même des choses utiles… Et pourquoi pas en faire ultérieurement une activité économique.
Il est réalisé par une équipe de journalistes installés un peu partout en France. La rédaction est située à Flers, dans l’Orne, en Normandie.
La ressource en eau en Bretagne est limitée malgré les nombreuses précipitations de mai et juin 2024. Car, malheureusement sur notre territoire, "printemps pluvieux" ne rime pas avec "grande réserve d'eau pour l'été"... C'est pourquoi, il est important de la préserver.
La ressource en eau en France et en Bretagne
En juin, les précipitations ont été excédentaires en France, mais pas sur tout le territoire. De plus, en Isère et dans les Alpes-Maritimes, certains orages ont été diluviens et ont provoqué d’importantes inondations et éboulements. D'autres départements comme le Var et les Bouches-du-Rhône connaissent des restrictions. Malgré les pluies de juin, la Bretagne n’est pas à l’abri du manque d’eau potable, bien au contraire !
Le sous-sol breton est majoritairement composé de granites, grès et schistes. Ce sont des roches qui sont peu poreuses et propices au stockage souterrain de l’eau, comme peuvent l’être les roches calcaires. À la différence d’autres régions, les nappes phréatiques bretonnes sont peu étendues et ont de faibles capacités de stockage en volume. Elles réagissent également vite : elles se remplissent rapidement en cas de pluie abondante, mais elles se vident également rapidement dès que la pluie s’arrête.
La Bretagne puise 75 % de son eau potable dans ses eaux de surface, rivières ou barrages, particulièrement exposées aux multiples pressions issues des activités humaines (pollutions, réchauffement, modification de la vitesse d’écoulement de l’eau...). Les 25 % restants proviennent de l'eau souterraine.
Une campagne de sensibilisation sur la ressource en eau
Les années sèches, lors de la période de "basses eaux", quand les touristes affluent et que les animaux et les cultures ont soif, la menace d’une rupture d’approvisionnement n’est jamais très loin. Il est donc important d'adopter des gestes économes afin de préserver la ressource en eau qui a un caractère fini :
ne pas laisser couler l’eau du robinet, cela permet d'économiser 10L d’eau par minute en moyenne !
prendre des douches plutôt que des bains,
optimiser l’usage des appareils de lavage en lançant les machines à plein,
installer des mousseurs d’eau sur les robinets et une douchette économe dans la salle de bain, pour réduire de 50 à 75 % votre consommation d'eau,
vérifier et réparer les fuites. Pour savoir si vous avez une fuite dans votre logement, c'est très simple. Avant d'aller dormir, relevez votre compteur. Au réveil, si les chiffres sont différents, cela signifie qu'il y a une fuite,
au jardin, installer un récupérateur d'eau de pluie et pailler ses plantations afin d'éviter l'évaporation de l'eau du sol.
Bon à savoir
Certaines collectivités et fournisseurs d’eau potable proposent des bons d’achat de récupérateurs d'eau de pluie ou fournissent gratuitement des kits d'économies d'eau.
Rester informer sur la ressource en eau
En juillet 2023, le Ministère de la Transition écologique a lancé le site d'information VigiEau. Conçu en partenariat avec Météo France, il a pour objectif de connaître la situation de sécheresse et l’état de vigilance de son territoire. VigiEau renseigne également sur les gestes d’économie d’eau requis par les restrictions en vigueur.
Des associations et collectivités réalisent aussi des plaquettes d'information pour mettre en place des gestes économes en eau. Voici une petite sélection :
Enfin, la région Bretagne a lancé une campagne de sensibilisation sur le caractère fini de la ressource en eau et montré que tout le monde peut agir pour l'économiser, sans attendre la crise. Cette campagne est visible en affichage, presse et sur les réseaux sociaux.
SNIPER 1000 : cet insecticide à base de dichlorvos est à l'origine de graves intoxications causées par son exposition! Sa commercialisation est interdite depuis 2013 mais en dépit des contrôles intensifs menés par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), il est encore utilisé dans les logements infestés par des nuisibles (cafards et punaises de lit) et de nouveaux cas d’intoxication surviennent encore. Explications.
SNIPER 1000 : interdit depuis 2013 mais des intoxications en augmentation !
SNIPER 1000 : 104 cas d'intoxications ont été déclarés entre janvier 2022 et juin 2023
De janvier 2018 à juin 2023, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et les Centres antipoison ont recensé 163 cas d’intoxications en lien avec le produit SNIPER 1000 EC DDVP contenant du dichlorvos, un insecticide interdit en France.
Cette substance active de la famille des organophosphorés est classée comme mortelle par inhalation et toxique par contact avec la peau ou par ingestion. Elle peut notamment provoquer des symptômes respiratoires de type asthmatiforme, oculaires et des troubles neurologiques pouvant conduire à la perte de connaissance, entraîner une allergie cutanée. Par ailleurs, elle est très toxique pour les organismes aquatiques. Son utilisation dans les produits biocides insecticides à usage ménager a été interdite en France en 2013.
Cependant, les insecticides à base de dichlorvos, principalement ramenés de l’étranger (hors Union européenne), peuvent se retrouver illégalement sur des marchés, dans des bazars, notamment sous les dénominations de SNIPER 1000 EC DDVP® ou SHOOTER 1000 EC DDVP®, pour lutter contre des organismes nuisibles tels que les punaises de lit ou les cafards.
Ce produit se retrouve également sur des plateformes de commerce électronique ou via des annonces de particuliers sur les réseaux sociaux.
Cette augmentation est liée à la recrudescence des infestations par les punaises de lit et à la forte médiatisation de ces infestations ces dernières années. Dans son expertise de juillet 2023, l’Anses estime que 11 % des ménages français ont été infestés par les punaises de lit entre 2017 et 2022.
La Répression des fraudes mobilisée pour la protection des consommateurs
Dans le cadre de sa mission de protection des consommateurs, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) contrôle, depuis de nombreuses années, la conformité des biocides destinés au grand public, notamment les produits de lutte contre les punaises de lit.
Depuis début 2023, la DGCCRF a contrôlé, sur l’ensemble du territoire, plus de 500 commerces mais également les plateformes e-commerce et les réseaux sociaux : près de 400 flacons de SNIPER 1000 EC DDVP® ou SHOOTER 1000 EC DDVP® ont, ainsi, déjà été saisis dans 23 établissements. Des annonces d’offres en ligne ont également été retirées.
Par ailleurs, une campagne de rappel visant le SNIPER 1000 EC DDVP® est relayée sur le site RappelConso depuis le 8 novembre 2023.
Que faire si vous détenez ou trouvez du SNIPER 1000 ?
La DGCCRF vous conseille de :
contacter le point de vente et de le rapporter pour être remboursé
ne pas l'acheter, même si vous le voyez en ligne, en magasin ou sur les réseaux sociaux
faire un signalement sur la plateforme numérique SignalConso.
Comment se débarrasser des punaises de lit sans s'intoxiquer ?
Si les punaises de lit avaient disparu dans les années 50 en France, la recrudescence de ces insectes sur notre territoire est une réalité. En cause : les voyages internationaux et le développement des résistances aux insecticides.
Les punaises de lit sont des insectes parasites qui vivent à l'abri de la lumière, dans les espaces sombres. Les chambres à coucher et les salons avec canapé sont principalement touchés.
Après la découverte de punaises de lit, il est important d’agir très rapidement :
En première intention, privilégiez la lutte physique (thermique et mécanique) par rapport à la lutte chimique.
Nettoyez minutieusement à la vapeur (plus de 120°C) tous les endroits où les punaises sont susceptibles d’être présentes.
Jetez les objets trop infestés comme les matelas, rendez-les inutilisables et déclarez-les aux services d’enlèvement, conformément aux règles mises en place par la collectivité. Ne les entreposez jamais dans les parties communes des immeubles.
N’utilisez ni fumigènes anti-insectes, ni produits chimiques. En cas de persistance, faites appel à un professionnel, spécialiste de la lutte antiparasitaire, formé et possédant un certificat "Certibiocide".
Sans le savoir, des consommateurs continuent d'utiliser le SNIPER 1000 qui est pourtant interdit. Autres produits dangereux mais souvent méconnus : les biocides.
Près de 75% des ménages stockent ou utilisent des biocides à leur domicile sans forcément le savoir. Parfois, les étiquettes des produits ne mentionnent même pas leur présence. Les biocides sont pourtant des produits dangereux. Ce sont des pesticides au même titre que les produits phytosanitaires encore utilisés dans les champs pour le désherbage ou contre les insectes.
En novembre 2020, la Mce, Eau et Rivières de Bretagne et la Maison de la bio 29 ont publié une fiche d’information « Les biocides, des pesticides méconnus » pour apprendre au plus grand nombre à identifier les biocides, prendre conscience de leurs impacts et trouver les solutions pour s’en passer.
Une recrudescence des arnaques aux faux conseillers bancaires se manifeste sous différents procédés pour obtenir des données bancaires de la part des consommateurs. Les préjudices financiers peuvent être très importants et les possibilités d’obtenir un remboursement sont compliquées.
Arnaques aux faux conseillers bancaires : différents procédés utilisés
Envoi d’un mail ou d’un SMS (phishing) souvent avant un appel téléphonique.
Vous recevez un SMS ou un courriel d’une administration ou d’une société. Vous êtes invité à cliquer sur un lien ouvrant une page sur laquelle on vous demande de saisir des données personnelles.
Une fois ces informations reçues, une personne vous appelle en se faisant passer pour un conseiller ou un salarié de votre banque. Il prétend que vous êtes victime d’opérations frauduleuses. Il vous met en confiance en vous communiquant des informations précises vous concernant (informations qu’il a obtenues grâce au courriel ou au SMS frauduleux). Prétextant vouloir bloquer ces opérations frauduleuses, il vous demande de lui transmettre les codes reçus par SMS ou d'effectuer un certain nombre d'opérations sur votre compte.
Appel téléphonique d’une personne se faisant passer pour un conseiller bancaire ou « le service antifraude » de la banque.
Une personne vous contacte directement par téléphone en se faisant passer pour un conseiller ou un salarié de votre banque ou de son service antifraude. Le numéro d’appel est parfois le même que celui de votre banque ! Pourtant, cette personne est un escroc. Elle prétend que vous êtes victime d’opérations frauduleuses. L’objectif est toujours le même :
Obtenir vos identifiants bancaires et vos codes d’accès
Valider des actions sur votre espace bancaire en ligne ou sur votre application bancaire, en vous faisant croire qu’une tentative de fraude est en train de s’opérer sur votre compte.
En réalité, tout cela permet à l’escroc qui vous appelle d’effectuer des opérations frauduleuses à partir des informations sensibles que vous allez lui communiquer (identifiants, codes, validation…).
Autres arnaques aux faux conseillers bancaires : l'appel d’un faux conseiller suivi de l’envoi d’un faux coursier
Sachez également que certains faux conseillers peuvent vous appeler pour vous informer de l’envoi d’un coursier à votre domicile pour venir récupérer votre carte bancaire, afin de la détruire pour éviter d’autres opérations non autorisées. Mais, en pratique, la carte sera utilisée pour des retraits frauduleux ou des paiements en ligne !
Comment se prémunir des arnaques aux faux conseillers bancaires ?
Ne jamais communiquer vos identifiants bancaires, codes d’accès ou autres codes confidentiels, codes de validation reçus par exemple par SMS ; même si on vous les demande et d’autant plus si la personne connaît votre nom, prénom…
Ne pas valider une opération dont vous n’êtes pas à l’origine.
Ne jamais cliquer sur des liens ou des fichiers ou pièces jointes dans les courriels pouvant être source de phishing ou d’hameçonnage. Certains courriels imitent très bien l'interface de votre banque. Pensez à regarder l'adresse mail. Cela peut être un indice que le lien reçu va vous renvoyer vers une fausse interface ressemblant à votre compte en ligne.
Ne jamais accepter la visite à domicile d’un pseudo-personnel de banque venu récupérer votre carte bancaire. Si un coursier se présente malgré votre refus, ne lui ouvrez pas. Ne lui remettez pas votre carte bancaire, même découpée.
Bon à savoir
Votre banque ne vous demandera jamais de communiquer des informations confidentielles par téléphone, ni de valider ou bloquer des opérations de paiement à distance. En effet, si votre banque souhaite bloquer une ou des opérations, elle n’a pas besoin de votre confirmation et peut le faire seule. Mieux vaut contacter votre conseiller bancaire par vos propres moyens, quitte à attendre l’ouverture de votre agence.
Quels sont les recours contre les arnaques aux faux conseillers bancaires ?
Signalez sans tarder les opérations dont vous n’êtes pas à l’origine à votre banque. En cas de transmission des coordonnées de votre carte bancaire, faites opposition.
Modifiez immédiatement le mot de passe de votre espace en ligne. Selon la banque choisie, vous pouvez aussi désactiver les paiements à distance.
Dans le cas où des débits apparaissent, contestez l’opération et demandez le remboursement auprès de votre banque. Elle doit vous rembourser, sauf si elle prouve une négligence grave ou une fraude de votre part.
Si vous avez été victime d'une arnaque au faux conseiller bancaire et que vous avez besoin d’être aidé dans vos démarches, prenez contact avec une association de défense des consommateurs :
Vous habitez sur Rennes et ses environs, retrouvez toutes les permanences des associations de consommateurs de la Mce dans la rubrique Pratique
Vous résidez en dehors de l’Ille-et-Vilaine, retrouvez les permanences des associations de consommateurs dans votre département sur le site de la DGCCRF
Le moustique tigre est arrivé à Rennes ! Et il est malheureusement le vecteur de maladies comme le chikungunya, le zika ou la dengue. Vous aussi dans votre jardin, vous pouvez agir pour freiner son expansion. Voici les conseils à suivre.
Signalé pour la première fois, en 2004, dans les Alpes-Maritimes, le moustique tigre a été observé à Rennes en septembre 2021. Ce moustique est notamment une espèce invasive qui peut-être vecteur de maladies. D'où l'importance à ce que chacun agisse pour limiter son expansion.
Comment reconnaître un moustique tigre ?
Le moustique tigre est petit, avec des zébrures noires et blanches. De petite taille (environ 5 mm), il est plus petit que le moustique habituel. Rapide et plutôt silencieux, il pique le jour (surtout en matinée et fin d’après-midi). Sa piqûre est douloureuse. C’est un moustique « urbain » qui vit près des habitations.
Dans votre jardin, vous pouvez agir pour éviter sa prolifération !
Il existe des moyens pour freiner sa prolifération car il se déplace peu au-delà de 150 mètres de son lieu de naissance. Voici quelques conseils :
Videz les coupelles, les dessous de pots et de jardinières, les vases et les récipients (si possible une fois par semaine),
Couvrez les bacs de récupération d’eau de pluie (avec un tissu ou un voile anti-insectes),
Retournez les seaux ou votre arrosoir après les avoir utilisés,
Mettez à l'abri ce qui peut créer une flaque d'eau : les bâches, pied de parasol ou brouette...
Eliminez l'eau stagnante dans vos gouttières, si vous en avez la possibilité
Un site Internet a été mis en place par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour permettre un inventaire citoyen des observations de ce moustique :
A noter que, pour pouvoir signaler sa présence aux autorités sanitaires, il faut que vous disposiez :
d’une photographie
ou d’un moustique dans un état permettant son identification.
Aucune identification ne sera possible si vous ne disposez pas de l’un ou de l’autre.
En effet, tout ce qui vole n’est pas moustique, tout moustique n’est pas un moustique tigre !
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